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Test convaincant des modèles SKY et Ultima 9 de Mizuno

Nos équipes ont été réunies pour tester les dernières nouveautés de Mizuno : les modèles SKY et Ultima 9. 2 modèles de route plutôt axés confort avec un vrai changement de technologie concernant l’Ultima 9. Afin de mieux vous accompagner et vous conseiller, nous avons donc testé les 2 modèles. Malgré nos profils de coureurs et nos morphologies variés, nous avons tous été bien agréablement surpris sur les modèles. L’ULTIMA 9  : confortable et dynamique Présentation : La nouvelle Ultima 9 est dotée de la nouvelle plaque Cloud Wave. Ses plus : dynamise, stabilité et amorti. De nouvelles encoches sur la semelle permettent un meilleur déroulé du pied. Le mesh a été retravaillé pour offrir plus de « moelleux », le confort d’accueil a été aussi amélioré et l’espace d’amorti augmenté.   L’avis des vendeurs et responsables de magasins : Les 2 points qui ressortent sont le confort et le dynamisme. Il y a du confort au niveau de l’attaque talon avec une bonne emprise de maintien malgré un chaussant bas. C’est une chaussure agréable à porter rassurante qui absorbe bien les chocs idéale pour le running plaisir ou les sorties longues. Elle offre un bon déroulé du pied et reste dynamique sur l’avant. Les sensations sur les variations d’allure restent agréables pour se faire plaisir. La semelle permet aussi de faire des sorties « mixte » sur du chemin propre. SKY : du moelleux pour avaler les kilomètres Des pantoufles lorsqu’on les chausse ! Dotées de la nouvelle plaque cloudwave mais dans sa forme en éventail, les chaussures SKY offrent un confort + +. Autre nouveauté, la forme du talon a été revu pour permettre une vrai absorption des chocs. Le maintien du talon est très bon.   Notre avis : La sécurité avant tout !  Moelleuse et confortable avec une bascule sur l’avant. Le modèle SKY propose un excellent maintien du talon et du pied en général grâce à leur stabilité. Le laçage est doux. C’est un modèle rassurant grâce à son amorti ++ sur toute la longueur du pied qui permet d’oublier ou plutôt d’avaler les km tout en protégeant les articulations. Des chaussures idéales sur des sorties longues/longues distances pour de l’entrainement sans risque de blessure ou des compétitions type marathon ou ultra-marathon sur route afin de privilégier le confort et l’amorti tout en restant stables malgré la fatigue.   Les modèles SKY et Ultima 9 sont des modèles réservés aux magasins spécialisés et donc disponibles dans les magasins Terre de running 🙂 Demandez conseils à nos équipes.

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François d’Haene et Nutrisens Sport créent une nouvelle boisson

Nouvelle boisson Nutrisens Sport. Conçue et créée en collaboration avec François d’Haene, la boisson Naturium est dédiée aux efforts « longs » à partir de plus de 3h. 2 saveurs dont une salée au poulet-curry est notamment dédiée aux ultras-trails et ultras-distances ce qui pemret d’éviter la lassitude du sucré pendant l’effort.   Les plus : boisson isotonique pour maintenir l’hydratation de l’organisme contribue à réduire la fatigue protège les cellules contre le stress oxydatif évite les pics de glycémie   Disponible dans vos magasins Terre de running.

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Les Résultats de la Foulée Bessenoise 2017

Encore une forte participation pour cette nouvelle édition, le cru 2017 des concurrents était particulièrement relevé avec notamment un nouveau record établi sur le 9 Km pour Nathanaël Hittinger et un Clément Couzon en pleine forme qui termine à 1 seconde du record. Bravo à tous pour votre participation ci dessous les résultats:   Le 9 km: foulee-bessenoise-2017-9-km Le 18 km: foulee-bessenoise-2017-18-km        

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Vos sorties running avec Terre de Running Lyon

Après la pause estivale et rentrée oblige, de nouvelles dates vous sont proposées pour les samedis du jogging. Les samedis du jogging votre rdv running sur Lyon ! Organisé par Terre de running retrouvez 2 fois par mois, nos sessions running gratuites, tous niveaux et encadrées par notre coach Patrick. RDV au magasin Terre de running Lyon – 8 rue de la Barre à 10h. Vestiaire possible au magasin. Prévoir une durée d’environ 1h15/30 les dates à venir samedis 9 et 23 septembre samedis 7 et 28 octobre samedis 4 et 18 novembre samedis 2 et 16 décembre Certaines sessions running seront axées sur des thématiques pour vous préparer aux courses Run in Lyon, LUT by Night, Saintélyon.   Session running du jeudi Vous avez aimé alors on s’y remet! Un jeudi par mois, c’est le rendez-vous de votre run urbain. Une sortie running gratuite et encadrée toujours par Patrick. Des sorties urbaine, du renforcement, des testings…Bref des surprises et de la bonne humeur. RDV à 19h au magasin Terre de running Lyon Les dates à venir Jeudi 14 septembre : spécial Run in Lyon Jeudi 12 octobre : spécial LUT Jeudi 9 Novembre : spécial Saintélyon Jeudi 21 décembre : run spécial Noel 😉   Toutes les infos auprès du magasin Terre de running Lyon : lyon2@terrederunning.com – 04 72 77 53 85 et la page facbook du magasin.

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Nutrition de la récupération, nos conseils

Au cours de cette année, nous avons abordé plusieurs sujets en matière de nutrition, et particulièrement les différentes étapes qui font la performance de chacun, de la préparation à la compétition elle même. Après avoir vu la nutrition en course et proposé des solution à la question de la chaleur, la boucle ne serait pas bouclée si l’on évitait le sujet clef de la préparation physique : la récupération. L’effort détermine l’adaptation Avant toute chose, il faut bien comprendre que l’effort est le principal déterminant de l’adaptation physique. C’est en effet, le type d’exercice qui détermine en premier l’expression des gènes. La nutrition n’intervient qu’après, et de manière assez limitée. En d’autres termes, avoir un entraînement exclusivement basé sur des séances de course à pieds stimulera les gènes permettant les efforts d’endurance, alors qu’un entraînement à base de séances de force favorisera davantage la prise de masse musculaire. En effet, la pratique de l’endurance stimule l’expression du gène AMPK, c’est à dire la production de mitochondrie, soit l’organe intracellulaire permettant d’oxyder (brûler) les substrats pour produire de l’ATP (l’énergie). En revanche, la pratique d’un exercice de force stimule l’expression du gène mTOR, responsable de la production de protéines contractiles… c’est à dire permettant l’augmentation du volume de la fibre musculaire, et donc sa force de contraction. Pour finir notre explication, il est important d’ajouter que la stimulation de AMPK exerce un effet inhibiteur sur l’expression de mTOR. Pour résumer, la pratique de l’endurance vous empêchera de prendre de la masse musculaire… ce qui vous permettra de retirer de grands bénéfices d’une séance de musculation en complément de votre programme de coureur à pieds (amélioration du geste, économie de course, puissance…). Mais laissons ce thème à maître Balducci, tellement plus compétent sur le sujet. La boisson de récupération, outil d’entraînement J’avais besoin de situer ce paramètre pour vous inciter à la prudence quant au marketing un peu racoleur que l’on peut rencontrer sur certaines boîtes. Un complément « spécial prise de masse » par exemple, est une promesse intenable sans la séance idoine de musculation. Par contre, une boisson de récupération « spécial trail » prise à l’occasion de vos séances de renforcement musculaire pourrait bien vous aider à prendre du muscle si vous oublier d’aller courir avant ou après. Ceci dit, le contenu micronutritionnel de la ration de récupération peut influencer positivement ou négativement l’adaptation de votre organisme. Consommer de l’alcool après un entraînement serait par exemple un frein puissant à l’adaptation, car celui-ci inhibe la synthèse du glycogène, et favorise la lipogenèse, au lieu de favoriser l’entrée des acides aminés dans les cellules musculaires. Au contraire, choisir une ration contenant les micronutriments nécessaires à la récupération, sous une forme biodisponible et digeste, permettrait authentiquement de rentabiliser une séance de qualité. On peut clairement affirmer qu’une bonne boisson de récupération serait un excellent outil d’entraînement, car elle permet à la fois de réhydrater l’organisme, et d’apporter les nutriments de la récupération. Quelles pertes ? Si l’on entend faire le bilan des pertes provoquées par un effort, il faudra aller au bout de la réflexion. On ne peut en effet résumer la question à l’eau, au sodium, aux glucides et aux protéines… même si ces quatre éléments doivent forcément apparaître au « menu ». Les pertes provoquées par un effort d’endurance vont plus loin. Dans les différentes études publiées sur la question, on peut voir mentionnés les effets suivants : – pertes hydriques – diminution ou vidange des réserves de glycogène musculaire – pertes minérales (sodium, mais aussi potassium, magnésium… voire calcium) – surconsommation de vitamine C – surconsommation de vitamines B – surconsommation de certains acides aminés (glutamine, acides aminés branchés…) – augmentation de la production de médiateurs pro-inflammatoires. Il sera donc plus cohérent de chercher à répondre à chacune de ces pertes par un apport correspondant. Une formule de qualité devra donc autant que possible contenir une liste assez complète de ces nutriments, à commencer par les protéines et glucides, dont l’apport sera le plus important en proportion au reste. On comptera environ 4 fois plus de glucides que de protéines, afin de garantir un apport énergétique adapté aux besoins des synthèses de nouvelles protéines musculaires. On veillera à choisir des sources de protéines complètes, riches en BCAA, et les plus digestes possible (l’isolat de protéines de lactosérum est une source tout indiquée), et des glucides à IG plutôt élevé (les maltodextrines sont tout à fait adaptées à cette situation). A quel moment ? La réponse semble assez évidente, me direz-vous, puisqu’on parle de récupération. On est donc dans la période qui suit immédiatement l’effort ! Je me fais donc un plaisir de confirmer votre perspicacité, car c’est bien le cas. Mais on peut ajouter à cela une raison, ce qui ne donnera que plus de sens à chacun de vos choix alimentaire suivant un effort. La période qui suit immédiatement l’exercice physique est souvent appelée « fenêtre métabolique », justement parce qu’il s’agit d’un temps pendant lequel les tissus sollicités par l’effort – le muscle en premier – seront les premiers servis. Cette situation métabolique peut durer plusieurs heures en fonction de l’intensité et de la durée de l’effort accompli. Elle est cependant plus intéressante dans les 2 à 4 premières heures suivant la séance. La boisson de récupération devra donc être consommée dès la fin de votre sortie. Si la séance a été faite à basse intensité, la boisson de récupération n’aura pas grand intérêt, à moins que votre semaine soit particulièrement chargée, ou que vous soyez en train de faire un enchaînement du type « week end choc ». On utilisera la boisson de récupération plutôt pour faciliter l’adaptation à une séance de qualité (fractionné, musculation) ou une compétition. La quantité de protéines assimilable dans de telles conditions est assez limitée. On pourra donc se contenter de 1 à 2 prises en fonction du niveau de fatigue atteint lors de la séance. Et à table ? La boisson de récupération est un véritable outil permettant

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Challenge Hoka Test Tour by Terre de Running

Ca va bouger pour la rentrée avec Hoka ! On vous a concocté 4 sessions pour vous challenger avec nos magasins de Grenoble, Bourgoin, Echirolles et Albertville et teser les nouvelles gammes de chaussures HOKA. Le Challenge Hoka Test tour, c’est quoi? Un challenge mixte avec du trail, des montées, du mixte, des montées-descentes, de la route. Vous testez la gamme de chaussures Hoka et marquez des points pour le challenge qui compte 4 dates. Le Challenge Hoka Test tour, c’est quand? 21 septembre : TDR BOURGOIN  Challenge Mixte 28 septembre : TDR Grenoble : Challenge Montée sèche par les marches de la Bastille en départ Mass start de la casemate 5 octobre : TDR Albervilles : Challenge UP&DOWN trail 12 octobre : TDR ECHIROLLES : Challenge route  et Remise des prix du challenge. Le Challenge Hoka Test tour, ça se passe comment? 18H30 accueil des participants et inscription 19h échauffement jusqu’au lieu du challenge ou départ de la session depuis le magasin. 20H retour et débrief au magasin avec remise de goodies à tous les participants. Pour le challenge global, les 3 premiers hommes et femmes seront récompensés à l’occasion de la manche du 12 octobre.   Toutes les infos sur les pages facebook des magasins : Terre de running Bourgoin Terre de running Grenoble Terre de running Albertville Terre de running Echirolles   On vous attend nombreux pour cet événement unique !  

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Avec Kévin Gaudin sur le GRP

Kévin Gaudin, notre coureur ou plutôt ultra-traileur de Terre de running Toulon s’élancera demain sur le Grand Raid des Pyrénées (GRP). Nouvellement arrivé, Kévin nous parle de sa passion qu’est l’ultra-distance. Les débuts Je viens d’intégrer depuis peu la Team TDR Toulon. Mon trip à moi, c’est l’Ultra Distance. J’aime vraiment repousser mes limites. C’est vraiment par hasard que je suis arrivée sur ce type d’effort. En 2013, je vis en Guyane et une association nommée « Jungle Adventures » et menée par un grand passionné organise la première édition de l’Ultra trail Amazonien (80 kms). Adepte de course à pied, je me lance ce défi qui me semble un peu fou. Aussi incroyable que cela puisse être, je remporte l’épreuve devant Vivien Laporte (Ultra Trailleur Breton). C’est là que tout a commencé. Depuis, je n’ai cessé de me lancer des défis. Les résultats sont importants, mais ce qui me plaît avant tout, c’est le plaisir que je peux en retirer dans le bonheur comme dans la souffrance. De défis en défis Marié et père de famille, j’essaye de gérer au mieux mon temps pour combiner vie de famille, travail et passion. Les trois dernières années, je ne m’autorisais qu’un seul Ultra et un seul trip par an (traversée de 154 km en autonomie en forêt Amazonienne, traversée de basse Terre en Guadeloupe en autonomie…) Depuis Janvier dernier, j’ai vraiment décidé de passer un CAP en m’autorisant une année de transition avec énormément d’efforts. Ce n’est pas forcément ce qu’il faut faire, mais je voulais trouver des limites, connaître le goût de la fatigue. Avec deux Tor des Géants (339 kms) en 2015 et 2016, je m’étais déjà trouvé une belle limite, mais ponctuelle. Je commence donc l’année 2017 avec des trails courts (30 kms) et un trip perso de 93 kms entre Belgentier (83) et Cassis (13) pour me donner du rythme. Plusieurs Ultras vont suivre jusqu’au mois de mai avec des résultats plutôt intéressants. Objectif GRP Je dois maintenant penser GRP (Grand Raid des Pyrénées – 220kms) dont le départ sera donné demain. Comme cela était prévisible, j’accuse le coup et abandonne début Juillet à Courmayeur sur un 105 kms. Je viens de passer un nouveau CAP car je découvre enfin cette baisse de régime dont tout le monde parle… Malgré tout, il faut se relancer et je n’ai rien de prévu avant le GRP. Comme la vie et bien faite, l’association « courir et découvrir » tenue par Philippe Delachenal vient nous proposer la première édition de l’Ultra Vanoise (trail off) en duo. Philippe est l’initiateur du Tour des Glaciers de la Vanoise, du Tour de la Grande Casse et bien plus encore que …. vous pouvez suivre ses aventures ici http://www.couriretdecouvrir.com Je retrouve ainsi de la confiance et de l’envie sur cet Ultra que je réalise au côté d’Antoine Biard. Maintenant, je peaufine ma préparation pour le GRP. Mon objectif est de terminer cette nouvelle épreuve en prenant du plaisir. J’espère faire un résultat intéressant, mais pour cela, je dois éviter les blessures et la mauvaise gestion de course. Pour cela, mon épouse Lydia gère la nutrition et l’ensemble des détails sur mes Ultras…Pour ma part, je ne fais que courir. J’opte donc pour un départ prudent avec une course en métronome. J’estime me connaître suffisamment maintenant pour réaliser cet exploit… Cette épreuve déterminera la fin de la saison. Je dois maintenant réfléchir à l’avenir pour continuer à progresser. C’est pour cela que je pense me rapprocher d’un club et d’un préparateur physique. Un grand merci à Terre de Running Toulon qui a décidé de me suivre dans mon aventure.   Pour suivre Kévin : http://kevingaudin.fr  

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La Tromso race vécue et racontée par Fabien Antolinos

Au mois de Janvier je parcourais le calendrier international et tombait sur des images de la Tromso Sky Race en Norvège, des sommets à traverser, un parcours original en aller retour, des fjords, des arêtes de rocher, du vide, de l’engagement pour une course estampillée Kilian Jornet. La famille ne connais pas ce pays, la course à pied est souvent l’occasion de découvrir alors nous décidons d’y aller !!! Extrême SKY RUNNING quésaco ? La course en quelques chiffres et une carte   Départ arrivée à Tromso (au bord de la mer), 57km, 4600m de dénivelé, 237 concurrents au départ, 98 finishers. Deux sommets de 1200 et 1400 mètres à franchir, deux fois pour le premier… beaucoup de hors sentier, des pentes raides, des arêtes aériennes, des torrents à traverser dans une eau de 3 à 5 degrés, de la proprioception sur les multiples rochers !!! Expérimentation du sky running Je vais vous livrer mes sensations sur la course et essayer de donner ma définition du SKY RUNNING au travers de mon ressenti sur cette Tromso Sky Race : S comme Simplicité : Un écriteau à la main dans un hôtel de Tromso te dit quand venir chercher ton dossard, pas de flyer pour d’autres courses, pas de sac plastique, pas de puce à mettre au pied, pas de certificat médical à présenter… juste un dossard et un tee-shirt. Pas de matériel obligatoire, juste un coupe vent. A l’arrivée c’est thé bio, assiette de pâtes et pâtisseries locales, on te sert avec ou sans dossard. Emelie Forsberg commente, prend des photos et des vidéos, interview, fait la remise des récompenses… K comme Kilian : La course tracée par Kilian Jornet est à son image, c’est raide, engagé, vertigineux, les difficultés ne sont pas contournées mais affrontées directement toujours en passant au sommet. Y comme « Y faut y aller » : Premier exemple, au top du premier sommet le Tromsdalstind tu bascules de l’autre côté et là je me suis arrêté, j’ai pris mon souffle puis me suis lancé dans un névé dur incliné à 45° qui donnait sur des rochers et des pentes glissantes tout aussi raides. Après une descente directe il faut traverser des torrents jusqu’aux genoux dont l’eau vous serre les mollets. Quand tu arrives sur le dernier sommet, le Hampeokken, une arête de rocher se découpe et là tu dois escalader les premiers blocs rocheux et te retrouves sur le fil avec du vide des deux côtés… encore une respiration avant d’ « y aller » !!!   R comme Raide : Ce qui différencie nos courses de trail habituelles et cette course de sky running c’est la raideur du relief, les pentes sont gravies au plus court, au plus direct, à la montée comme à la descente à tel point qu’on doit souvent se tenir à la végétation ou au rocher pour avancer ! U comme Unique : Je n’imagine pas la possibilité d’une telle course en France du moins sans cordes fixes, baudrier, casque, sélection des participants, quand tu es dans la course tu te dis il faut profiter du moment car c’est original… N comme Nature : Jamais sur une course de trail je n’ai eu autant l’impression d’être autant entouré de nature. On doit courir parfois hors sentier, hormis sur le départ arrivé il n’y a aucune maison, route, signe de civilisation durant tout le parcours. Pas de fléchage ou de bombe de peinture, juste quelques rubalises et des fanions. Tu prends ton ravitaillement dans les torrents ou lacs rencontrés en plus des quelques points de l’organisation. Dans la première ascension nous avons croisé un troupeau de Rennes d’une vingtaine de bêtes. N comme « No rules » : Si les règles existent, elles sont réduites au stricte minimum et pour les sky runneurs la règle c’est d’être le plus direct entre deux points. Aussi, malgré les sentiers parfois existants chacun se fait sa trajectoire la plus courte possible. Dans la première petite descente je m’évertue à tracer de belles courbes sur un joli sentier. Les gars me doublent à gauche dans un virage à droite et me disent « cut, cut !!! », bon d’accord… I comme Images : Les paysages sont souvent à couper le souffle du fait de la verticalité et de la profondeur de vue. N comme Niveau de performance : Difficile pour moi de me faire une idée sur la concurrence que je connaissais peu. Je termine 4ème à 4 minutes du podium et de Michel Lanne pour une course absolument pas préparée avec la fatigue du voyage et des nombreuses sorties et ascensions réalisées quelques jours avant la course. Ce qui est certain c’est que dans les dix premiers de nombreux team internationaux sont représentés et également de nombreuses nationalités différentes. J’ai l’impression que le sky running gagnerait cependant à clarifier son calendrier, à ne pas multiplier les courses sur les mêmes périodes pour rassembler son élite sur des courses spectaculaires avec une forte concurrence. G comme « gaufre » : Tomber, glisser c’est normal, il faut juste se préparer à la chute et essayer de ne pas se faire mal !   Pour conclure, cette expérience de course originale m’a vraiment plu, j’ai profité du cadre exceptionnel norvégien, du parcours tourmenté et aérien tracé par kilian. Je ne recommande cependant cette aventure qu’aux initiés à la montagne pour lesquels le vertige n’est pas un problème, ceux qui savent utiliser leurs mains pour progresser dans les rochers, poser les pieds sur une arête d’un demi-mètre de largeur et à ceux que marcher ne rebute pas sur une compétition.   Fabien

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